Stop Linky Thuir : le compteur communicant en question

Ce vendredi 14 octobre se sont retrouvés de nombreux citoyens de la capitale des Aspres et alentours pour débattre des risques potentiels qu’amènerait ce futur compteur électrique qui doit être imposé aux habitants de la commune pendant le 1er semestre 2018.

Concernant l’exploitation des données personnelles que pourra relever ce futur compteur, il n’y a plus de doute, puisque P. Monloubou, président d’Enedis (ex Erdf), a récemment déclaré « Enedis est un opérateur big data qui gèrera bientôt 35 millions de capteurs ».

L’installation de ces compteurs à l’échelle nationale représente un coût, à minima, entre 5 et 7 milliard d’Euros, qui, d’après Enedis ne sera pas répercuté aux consommateurs lors de l’installation. Mais les associations telles que UFC Que Choisir ne sont pas dupes, et les prix des abonnements, entre autres, risquent de varier fortement dans un proche avenir.

Reste les inquiétudes sur la santé. Certes le compteur à lui tout seul n’émet pas plus d’ondes électromagnétiques qu’un portable ou qu’un four à micro-ondes, mais il s’agit là d’une structure complète qui part du Linky en passant par le CPL (radiofréquence dans le réseau électrique des foyers) pour aller vers des concentrateurs disposés dans le domaine public (1 relais mobile GPRS pour une cinquantaine de compteurs), soit un effet cumulé dans l’espace et le temps. C’est à dire un brouillard électromagnétique supplémentaire et permanent, potentiellement cancérigène pour l’O.M.S, et que dénonce déjà le professeur Belpomme, cancérologue spécialiste en risques environnementaux.

C’est l’ensemble de ces aspects négatifs qui mobilisent des centaines de collectifs à travers le pays et ici celui de Thuir qui a rassemblé plus de 500 signatures de thuirinois qui ne veulent pas de ces compteurs et de la cinquantaine de concentrateurs (antenne relais GPRS) fleurir dans leur belle ville des Aspres. Stop Linky Thuir veut donc convaincre la mairie de délibérer afin de protéger la commune, comme les plus de 270 d’entre elles à travers la France dont près d’une dizaine dans le département.

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